Ce que votre premier lien affectif dit de vos relations d’aujourd’hui ?
Les relations font partie intégrante de notre vie.
Elles peuvent nous nourrir, nous soutenir et nous faire grandir. Mais elles peuvent aussi devenir difficiles, douloureuses, parfois même destructrices.
Alors, pourquoi certaines relations deviennent-elles si compliquées ?
En thérapie, j’entends souvent des personnes dire qu’elles ne savent plus comment gérer leurs relations familiales. Les tensions sont parfois si fortes que couper les ponts semble devenir la seule manière de se protéger.
La relation avec le père, les frères ou les sœurs peut être concernée.
Mais très souvent, c’est autour de la mère que quelque chose se joue avec le plus d’intensité.
Et si le lien d’attachement que vous avez construit avec votre mère, dès vos premières années, influençait encore aujourd’hui votre manière d’aimer, de vous protéger et d’entrer en relation ?
Dans cet article, nous allons voir pourquoi le lien affectif entre un enfant et sa mère est si important dans le développement affectif et relationnel.
Vous allez découvrir comment cette première relation peut influencer votre sécurité intérieure, votre rapport aux autres et votre manière de vivre l’attachement à l’âge adulte.
Mais il est important de le préciser dès maintenant : votre mère n’est pas responsable de tout.
Elle a joué un rôle important, bien sûr. Mais votre personnalité s’est aussi construite à partir d’autres éléments : votre tempérament, votre histoire familiale, votre environnement, vos expériences et vos ressources personnelles.
Qu'est-ce que le lien d'attachement et pourquoi est-il si important pour un bébé ?
Quand un enfant vient au monde, la première personne qu’il va chercher est sa mère.
La maman va avoir ce rôle sécurisant pour le bébé. Elle va le nourrir, apaiser les pleurs, rassurer les angoisses, lui faire des câlins de peau à peau; Bref, elle va prendre soin de lui et combler ses besoins.
C’est à ce moment que le lien d’attachement se crée.
Cette relation d’attachement parent-bébé est un besoin vital pour les nouveaux nés.
Pour qu’un bébé puisse survivre, il a besoin de créer un lien d’attachement avec une figure qui répond à ce dont il a besoin et qui le fait sentir aimé et en sécurité. Et ce, dès les premiers instants de sa vie. Et c’est la base même de la théorie de l’attachement formalisée par le psychiatre et psychanalyste John Bowlby (1907-1990).
L’enfant ne va pas pouvoir se développer normalement s’il n’a pas cette figure maternelle autour de lui.
Cette importance du premier lien va l’aider ou le desservir plus tard dans sa vie d’adolescent et d’adulte.
Les psychologues et les thérapeutes catégorisent les liens d’attachement en fonction du niveau de sécurité octroyé par les donneurs de soin, ainsi que la qualité des soins.
On retrouve entre autres : l’attachement sécure, l’attachement anxieux, l’attachement évitant, et l’attachement désorganisé.
En gestalt, on a rajouté l’attachement ambivalent et l’attachement schyzoïde.
Le lien d’attachement entre le parent et l’enfant est la base de la sécurité affective
Quand un bébé naît, il baigne dans une dépendance totale.
En effet, il ne peut pas subvenir par lui-même à ses propres besoins.
Il ne peut rien faire seul sans avoir besoin d’aide.
Il a besoin de sentir qu’il peut s’attacher à sa mère pour construire sa propre sécurité de base affective.
C’est nécessaire pour un enfant de se rattacher à une personne en qui il va avoir confiance.
C’est grâce à ce lien d’attachement sécurisant qu’il va pouvoir s’apaiser et grandir.
L’enfant a besoin de comprendre que sa mère est là pour lui et que si elle doit s’absenter, elle va revenir.
Cet attachement se crée durant la première année de sa vie et dure généralement jusqu’à ses 3 ans.
Une fois que le lien est bien métabolisé, l’enfant pourra aller vers plus d’autonomie, mais surtout pourra connaître un développement social et émotionnel normal.
En revanche, quand ce n’est pas le cas, cela va se traduire plus tard par une mauvaise relation à soi et aux autres.
Les problèmes rencontrés en l’absence de figure d’attachement
Le manque de sécurité intérieure
L’attachement permet de donner une sécurité pour aller vers les autres.
Quand un enfant ne se sent pas sécurisé par sa mère, il va régulièrement demander aux autres de le sécuriser et cela aussi à l’âge adulte.
Pour se sentir pleinement épanoui (e) dans une carrière professionnelle sécurisante, ou pour tenter l’aventure de l’entreprenariat, une personne a besoin d’avoir une sécurité de base bien établie.
La contre-dépendance aux autres
L’adulte est capable de s’occuper de ses besoins, de les prendre en charge.
Mais quand il y a eu des troubles au niveau de l’attachement, la personne ressent au niveau émotionnel et dans l’attachement quelque chose d’insupportable.
Pour elle, l’attachement est un manque de liberté.
Cela peut être au point de ne pouvoir réserver un billet de train à l’avance par peur de se sentir attaché à quelque chose.
Cette personne n’est en fait pas dans un manque de liberté, mais dans la contre dépendance.
Il y a beaucoup de confusion sur le sujet.
Si on regarde bien, nous sommes tous dépendants de quelque chose : de la nourriture, des habits, de l’électricité, des voitures etc…
Nous vivons dans une société où nous avons tous besoin les uns des autres.
La vraie liberté est en fait de choisir ses dépendances, c’est ce qu’on appelle l’interdépendance en Gestalt.
Si l’enjeu d’attachement est mal métabolisé, la personne va avoir du mal à être dans l’interdépendance.
A l’inverse, quand la personne accepte d’être dans l’interdépendance, elle va arriver plus facilement à faire des choix, seule, en étant tranquille, détachée de l’autre.
Elle accepte également le réconfort de l’autre quand elle en a besoin.
Et si votre personnalité ne venait pas que de votre mère ?
Le tempérament inné du bébé
Lorsque votre bébé vient au monde, on imagine parfois qu’il arrive comme une page blanche.
Pourtant, ce n’est pas tout à fait juste.
Dès la naissance, l’enfant possède déjà un tempérament. En Gestalt, nous pouvons parler du bios : une dimension biologique, innée, présente dans sa constitution.
Ce bios influence la manière dont l’enfant réagit, ressent, explore et entre en contact avec son environnement.
Même chez des enfants d’une même famille, ou chez des faux jumeaux, on peut observer des différences importantes. L’un sera peut-être plus sensible, plus prudent, plus facilement impressionné. L’autre sera plus actif, plus audacieux, plus difficile à freiner.
Deux notions sont particulièrement intéressantes à observer :
- la sensibilité à la douleur ;
- la sensibilité à la récompense.
Un enfant très sensible à la douleur aura souvent tendance à éviter davantage les risques. Il pourra se montrer plus prudent, plus réservé ou plus attentif aux dangers.
À l’inverse, un enfant peu sensible à la douleur pourra avoir un tempérament plus fonceur. Il cherchera peut-être davantage l’action, le mouvement, l’intensité ou les expériences nouvelles.
La sensibilité à la récompense joue aussi un rôle important.
Certains enfants réagissent fortement aux encouragements, aux signes de reconnaissance ou aux gratifications. D’autres y sont moins sensibles. Dans ce cas, ils peuvent être plus difficiles à motiver, à cadrer ou à recadrer par les moyens habituels.
Cela ne veut pas dire que tout est déterminé dès la naissance.
Cela signifie simplement que chaque enfant arrive au monde avec une manière singulière de sentir, de réagir et d’entrer en relation.
Le caractère de l’enfant
Le caractère correspond à ce que l’enfant construit au fil de ses expériences et de ses relations.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le caractère n’est pas inné. Il se forme progressivement, de l’enfance à l’âge adulte, à travers les liens, les événements vécus et la place que chacun occupe dans son environnement.
Les relations avec les parents, les frères, les sœurs, mais aussi avec les autres figures importantes de l’enfance, jouent un rôle essentiel dans ce développement.
La place dans la famille influence également la construction du caractère.
Un enfant aîné ne vit pas la même expérience qu’un enfant cadet. Il peut être davantage responsabilisé, attendu ou identifié comme celui qui “montre l’exemple”.
Un cadet, lui, peut se construire dans un autre rapport à la famille : plus protégé, plus comparé, plus libre ou parfois en recherche de sa propre place.
Ainsi, le caractère se façonne dans la rencontre entre l’enfant et son environnement relationnel.
La personnalité
La personnalité se construit à partir de deux dimensions : le tempérament et le caractère.
Le tempérament correspond à la part innée de l’enfant, à sa manière naturelle de ressentir, de réagir et d’entrer en contact avec le monde.
Le caractère, lui, se construit progressivement à travers les expériences vécues, les relations et l’environnement familial, social et affectif.
La personnalité naît donc de la rencontre entre ce que l’enfant porte déjà en lui et ce qu’il vit au fil du temps.
En thérapie, nous ne regardons pas seulement ce qui a été vécu dans l’enfance. Nous observons aussi comment l’enfant l’a vécu, avec sa sensibilité, son rythme, ses besoins et ses ressources propres.
Si l’on ne s’intéressait qu’au caractère, on pourrait croire que l’enjeu d’attachement dépend uniquement de la mère.
Mais ce n’est pas le cas.
Et cela peut rassurer beaucoup de mamans.
La mère joue un rôle important, bien sûr. Mais elle n’est pas responsable de tout.
Elle rencontre aussi un bébé avec son propre tempérament, sa sensibilité, ses réactions, ses besoins, sa manière d’accepter le contact ou de s’en défendre.
La relation se construit donc à deux.
Il y a des ajustements, des accords, des désaccords, des élans, des incompréhensions parfois.
En Gestalt, nous parlons d’une rencontre entre un organisme et un environnement.
L’enfant n’est pas seulement façonné par ce qu’il reçoit. Il participe aussi, avec ce qu’il est, à la manière dont la relation se construit.
Quelles sont les causes de nos difficultés relationnelles ?
Les freins qui affectent votre développement affectif
En Gestalt, nous pouvons appeler ces freins des facteurs de risque.
Un facteur de risque ne signifie pas qu’un trouble de l’attachement va forcément apparaître.
Il indique simplement qu’un élément peut fragiliser la construction du lien affectif, surtout lorsqu’il se répète, s’intensifie ou s’ajoute à d’autres difficultés.
Voici cinq facteurs de risque importants à connaître :
L’héritage psychologique de votre famille
Chaque parent arrive dans la relation avec sa propre histoire.
Si votre mère a elle-même vécu une relation difficile avec sa propre mère, cela peut influencer la manière dont elle crée le lien avec vous.
Elle peut avoir peur de mal faire, se sentir démunie face à certains besoins, ou reproduire inconsciemment des attitudes qu’elle a pourtant connues comme douloureuses.
Mais l’inverse est aussi possible.
Une mère qui a souffert dans son histoire peut chercher à faire autrement. Elle peut vouloir créer un lien plus sécurisant avec son enfant, être plus attentive à ses besoins, plus présente, plus douce ou plus consciente.
Dans ce cas, son histoire devient une ressource.
Cependant, certains schémas familiaux peuvent parfois réapparaître malgré la volonté de bien faire. C’est pourquoi le lien d’attachement ne concerne jamais seulement la mère et l’enfant.
Il s’inscrit aussi dans une histoire familiale plus large, faite de transmissions, de blessures, de silences, de loyautés et parfois de réparations.
Une séparation brutale avec la mère
Une séparation longue, brutale ou mal accompagnée entre la mère et l’enfant peut fragiliser le lien d’attachement, en particulier dans les premiers mois de vie.
Le bébé n’a pas encore les moyens de comprendre l’absence.
Il ne peut pas se dire : “Elle va revenir.”
Il vit la séparation dans son corps, dans son besoin de contact, de sécurité et de continuité.
Bien sûr, toutes les séparations ne créent pas une insécurité d’attachement. Tout dépend du contexte, de la durée, de l’accompagnement, et de la présence d’autres figures sécurisantes autour de l’enfant.
Mais lorsque la séparation n’a pas pu être suffisamment contenue, elle peut laisser une trace.
Plus tard, cette trace peut se réveiller dans les ruptures, les silences, les éloignements ou les moments d’incertitude relationnelle.
Un père absent ou peu disponible
Le rôle du père, ou du second parent, est également important dans la construction de la sécurité affective.
Il ne s’agit pas seulement d’être présent physiquement. Il s’agit aussi de soutenir le champ familial.
Quand le père est présent, disponible et impliqué, il peut contribuer à sécuriser la mère et l’enfant.
À l’inverse, lorsqu’il est absent, instable ou peu disponible émotionnellement, la mère peut se sentir seule, fatiguée ou insuffisamment soutenue.
L’enfant ressent alors quelque chose du climat familial.
Il ne comprend pas forcément avec des mots, mais il perçoit les tensions, les absences, les inquiétudes et les fragilités.
Dans la théorie de l’attachement, on parle de la figure maternelle pour désigner la personne qui prend soin de l’enfant et répond à ses besoins.
Cela montre bien que la mère n’est pas la seule concernée par l’attachement.
Toute personne qui prend soin de l’enfant de manière régulière peut devenir une figure d’attachement importante.
Le manque de stimulations
Un bébé a besoin de sécurité, mais aussi de stimulations.
Il a besoin qu’on lui parle, qu’on le regarde, qu’on le touche avec douceur, qu’on joue avec lui, qu’on l’encourage à explorer son environnement.
Ces stimulations affectives, corporelles, langagières et intellectuelles participent à son développement.
Un manque important de stimulations peut fragiliser l’enfant.
Il peut limiter sa curiosité, son élan, son sentiment d’exister pour l’autre, ou sa capacité à entrer en relation avec le monde.
Cela ne veut pas dire qu’il faut sur-stimuler un enfant.
Il s’agit plutôt de lui offrir une présence vivante, ajustée et suffisamment nourrissante.
Une présence qui répond à son besoin de lien, mais aussi à son besoin de découverte.
La dimension familiale
La dynamique familiale joue aussi un rôle important dans la construction du lien d’attachement.
La place dans la fratrie, les comparaisons, les préférences réelles ou ressenties, les alliances familiales et les différences de tempérament entre les enfants peuvent influencer la manière dont chacun se construit.
Une mère peut avoir plus de facilité avec un enfant qu’avec un autre.
Elle peut se sentir plus proche d’un enfant calme, plus inquiète avec un enfant fragile, plus démunie face à un enfant intense, ou plus exigeante avec un enfant qui lui ressemble.
Ces différences ne sont pas toujours conscientes.
Mais l’enfant les ressent.
Il peut alors se sentir moins aimé, moins compris, moins choisi, ou au contraire trop investi.
Lorsque ces ressentis ne sont pas reconnus ou accompagnés, ils peuvent fragiliser l’estime de soi, nourrir des rivalités, ou créer des difficultés relationnelles plus tard dans la vie.
Là encore, il ne s’agit pas de chercher un coupable.
Il s’agit de comprendre comment l’environnement familial a pu influencer la sécurité affective de l’enfant.
Ces forces qui ont soutenu votre développement
En Gestalt, nous appelons ces forces « les facteurs de résilience ».
Les facteurs de résilience sont les ressources qui permettent à un enfant de se construire malgré certaines fragilités ou certains facteurs de risque.
Ils peuvent venir de l’enfant lui-même, de sa famille, de son environnement, d’une rencontre importante, d’un adulte soutenant, d’un cadre sécurisant ou d’une expérience réparatrice.
La résilience ne signifie pas que rien n’a été difficile.
Elle signifie plutôt qu’un mouvement de vie a pu continuer, malgré les blessures, les manques ou les insécurités.
Les facteurs de résilience innés de l’enfant
Certains enfants disposent naturellement de ressources internes qui les aident à faire face aux difficultés.
Ils peuvent avoir une grande vitalité, une forte curiosité, une capacité à persévérer, à recommencer, à chercher du soutien ou à transformer ce qu’ils vivent.
Par exemple, un enfant très sensible à la récompense peut être particulièrement réceptif aux encouragements, aux signes de reconnaissance et aux expériences positives.
Cela peut l’aider à s’accrocher, à continuer, à se relever après un échec et à retrouver de l’élan.
Un enfant moins sensible à la douleur peut, quant à lui, oser davantage explorer, essayer, prendre des initiatives ou se dépasser.
Ces ressources ne remplacent pas le besoin d’un lien sécurisant.
Mais elles peuvent soutenir l’enfant dans son développement et l’aider à trouver des appuis, même lorsque l’environnement n’est pas parfait.
Les facteurs de résilience au niveau familial
La famille peut aussi devenir une source importante de résilience.
Une mère qui parle à son enfant, qui lui explique ce qui se passe, qui met des mots sur les émotions et les événements, peut profondément le rassurer.
Ses mots ont alors une fonction contenante.
Ils aident l’enfant à comprendre, à se sentir moins seul et à donner du sens à ce qu’il traverse.
Un père présent, attentif et impliqué peut également apporter une grande sécurité.
Sa présence soutient l’enfant, mais elle peut aussi soutenir la mère et contribuer à apaiser le climat familial.
Une mère qui connaît bien la sensibilité de son enfant, ses besoins, ses peurs et sa manière de réagir peut mieux l’accompagner.
Elle peut reconnaître ses blessures, l’aider à les traverser, accueillir ses émotions et ajuster sa réponse.
Lorsque les parents font eux-mêmes un travail thérapeutique, ils deviennent souvent plus disponibles intérieurement.
Ils comprennent mieux leurs propres réactions, leurs automatismes, leurs blessures et leurs limites.
Cela leur permet d’être plus présents, plus apaisés et parfois plus justes dans la relation avec leurs enfants.
Enfin, une mère qui continue à se développer en tant que femme, et pas uniquement dans son rôle de mère, peut aussi devenir plus disponible.
Lorsqu’elle prend soin de son équilibre, de ses besoins, de sa vie intérieure et de son propre chemin, elle risque moins de se sentir saturée.
Elle peut alors offrir à ses enfants une présence plus vivante, plus libre et plus nourrissante.
L’enjeu de l’attachement métabolisé
L’enfant va devoir apprendre à s’attacher, à se développer.
Plus tard, il va apprendre à construire son estime de soi et actualiser son attachement dans tout l’environnement qui l’entoure.
Pour que le lien d’attachement soit bien métabolisé chez l’enfant, les facteurs de résilience doivent être plus élevés que les facteurs de risques.
Lorsque ceux-ci sont à égalité, le tempérament de l’enfant va donner le coup de pouce nécessaire pour que ce lien se construise convenablement.
La mère a donc un rôle très important dans les premières années de vie de son enfant.
C’est elle qui va le sécuriser, le rassurer et lui apprendre à se détacher d’elle pour arriver à l’autonomie.
Lorsque cela ne se fait pas convenablement, cela peut laisser des séquelles à l’enfant au niveau de l’attachement et de l’estime de soi dans ses relations futures.
L’enfant peut tout de même se développer convenablement et trouver une force interne grâce à ses facteurs de résilience innés.
Fort heureusement, en Gestalt on dit que rien n’est figé.
On peut toujours se réparer du passé en travaillant sur soi.
Et vous, où en êtes-vous dans votre attachement ?
Si vous sentez qu’aujourd’hui la relation que vous avez avec votre mère est difficile et que vous avez des difficultés à la gérer, vous avez toujours la possibilité de faire un travail profond dans notre école pour vous sentir apaisé (e) et mieux vivre la situation.
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Nos élèves nous disent régulièrement qu’ils ont réussi à retrouver en eux la sérénité et les bases solides de leur enjeu d’attachement.
Beaucoup nous confient que la Gestalt a transformé leur vie.
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11 réponses
Je finie à peine le 2ème stage de 2 eme année et nous avons justement abordé le sujet de l‘attachement, avec notre premier “practicum” ! Quel moment intense !
J’ai l’habitude de dire que la Gestalt m’a sauvé la vie il y a 15 ans via un thérapeute extraordinaire.
Aujourd’hui c’est un bonheur d’apprendre le processus dans l’objectif de donner à mon tour ce qui m’a été donné: un accompagnement bienveillant et humaniste.
Cette année sur les enjeux d’attachement est juste inspirante, je ne me féliciterai jamais assez d’avoir pris la décision de suivre cette voie !
Merci Maureen pour votre retour sur cet article. Nous nous sommes dit en effet qu’il allait plaire particulièrement aux élèves de deuxième année ;D
Merci Maureen, je partage votre avis.
Merci Arnaud pour cet excellent article. Extrêmement clair et édifiant, cela permet d’avoir un point particulièrement bien étayé sur ce sujet nodal. Grande clarté qui permet d’intégrer les concepts et les problématiques afin d’examiner plus aisément dans ma propre vie comment les facteurs de risque ont pu interagir avec les facteurs de résilience. Merci! Tous mes voeux de santé, de joie, de paix, de moments de complicité, d’élévation, d’édification, de rires à partager avec celles et ceux qui vous sont chers! Merci mille fois. Christian
Merci Christian pour votre commentaire élogieux sur notre article. Nous vous souhaitons en retour tous nos bons voeux pour cette nouvelle année. Nous veillons en effet à ce que l’article soit clair et lisible pour nos lecteurs. Nous sommes ravis de savoir que le pari est réussi !
Enfin un article complet et très bien écrit sur l’attachement. C’est toujours un plaisir de vous lire. Cet article a mis en lumière des facteurs de risque j’ai rencontré durant mon enfance. Je me sens plus apaisée maintenant. Beaucoup de mamans et de grands mères devraient lire votre article. Merci du fond du coeur.
Merci Eloise pour votre retour très touchant. Nous écrivons tous nos articles avec beaucoup de passion et nous sommes ravis de savoir qu’il vous a été très utile. Bien à vous.
Merci Arnaud, pour cet article clair et riche, je suis en GP3 année sur l’attachement, j’avoue que cet article m’a permis de mettre au clair mes notes
Et quelle chance de pouvoir se réparé aussi bien dans les practicum et dans mes séances avec Fanny
GRATITUDE Vraiment
Bonjour Fanny, nous vous remercions pour votre retour positif sur cet article.
Nous sommes ravis d’apprendre qu’il vous a permis de mettre au clair les cours et vos notes !
Belle journée à vous.
j’ajouterais en facteur de résilience pour les enfants le fait d’avoir grandi avec des animaux (chien et autres).
L’animal ne juge pas et assure une présence bienveillante.
Bonjour,
Merci pour votre message.
En effet, les animaux peuvent être aussi un facteur de résilience pour les enfants 😊