Que faire si vous manquez d’estime de soi ?
Vous avez probablement déjà entendu cette phrase :
« Tout se joue dans l’enfance. »
Votre enfance a eu effectivement une grande importance dans votre construction. La relation que vous avez eue avec vos parents, les regards posés sur vous et l’environnement dans lequel vous avez grandi ont participé à construire la personne que vous êtes aujourd’hui.
En Gestalt, nous accordons notamment beaucoup d’importance aux premières années de la vie et à la qualité des liens qui se créent avec les figures parentales.
Durant ses premières années, l’enfant a besoin de se sentir regardé, accueilli et en sécurité auprès de sa mère, ou de la personne qui occupe cette fonction auprès de lui. C’est notamment ce qui participe à la construction du lien d’attachement.
La place du père, ou de la figure paternelle, est elle aussi essentielle. Et cette place a beaucoup évolué au fil des générations, avec des pères aujourd’hui souvent plus présents dès les premières étapes du développement.
Un père vous aide peu à peu à accepter que vos besoins ne puissent pas toujours être satisfaits immédiatement. Il vous accompagne aussi dans la découverte du monde extérieur, des limites et des règles.
À travers le regard et l’attention de ses figures parentales, l’enfant commence peu à peu à se définir, à comprendre qui il est et à construire la valeur qu’il s’accorde.
C’est là que se posent une partie des fondations de l’estime de soi.
Lorsque cette estime de soi s’est suffisamment bien construite, vous pouvez plus facilement reconnaître votre propre valeur, avoir une image plus juste de vous-même et vous sentir légitime dans ce que vous êtes.
Et si ce n’est pas tout à fait votre cas aujourd’hui, rien n’est figé.
L’estime de soi se construit et évolue tout au long de notre vie.
Vous pouvez donc travailler votre estime de soi, la renforcer et apprendre progressivement à porter sur vous un regard différent.
Sans plus attendre, voici les 15 clés essentielles pour vous aider à développer votre estime de soi au quotidien.
Donnez-vous de la valeur de manière équilibrée
Pour renforcer votre estime de soi, observez si vous arrivez à reconnaître votre propre valeur sans attendre systématiquement que les autres vous la renvoient.
Cela peut passer par des choses simples : sentir que votre présence compte, que votre avis a de l’importance ou que vous avez quelque chose à apporter dans une relation.
Vous pouvez aussi vous rappeler régulièrement :
« Je mérite d’être pris(e) en compte. »
« Mon avis est important. »
« Ma valeur est déjà là, en moi. »
Pour renforcer votre estime de soi, apprenez à faire confiance aux autres et à la vie.
Au fond de vous, vous pouvez apprendre à vous appuyer davantage sur vos propres ressources et à vous dire :
« Je peux le faire, je peux y arriver. »
Avoir confiance, c’est aussi pouvoir entrer en relation sans imaginer immédiatement le pire.
Vous acceptez que l’autre puisse vous surprendre, vous soutenir ou vous apporter quelque chose de positif.
Votre regard sur la vie devient alors plus confiant. Vous laissez davantage de place aux possibilités qu’aux scénarios négatifs.
Par exemple, lorsque vous rencontrez une nouvelle personne, vous pouvez choisir de regarder d’abord ses qualités et ce qui vous plaît chez elle, plutôt que de vous focaliser immédiatement sur ses défauts.
Acceptez vos failles et vos parts d'ombre
Nous venons de parler de votre valeur. Mais il existe aussi une autre polarité : vos failles, vos contradictions et vos parts d’ombre.
Renforcer votre estime de soi, c’est aussi apprendre à accepter ce qui est moins confortable chez vous : vos imperfections, vos incohérences, vos conflits intérieurs ou encore vos paradoxes.
Plus vous les acceptez, moins vous avez besoin d’être parfait(e) pour vous sentir digne de valeur.
Vous pouvez vous rappeler :
« Je peux être une personne merveilleuse et imparfaite à la fois. »
Développer votre estime de soi, c’est aussi accepter de ne pas tout savoir, de vous tromper et de faire des erreurs.
Cette humilité vous permet de regarder vos imperfections avec davantage de douceur, sans qu’elles viennent remettre en cause toute la valeur que vous vous accordez.
Respectez vous, respectez les autres
Vous savez que pour prendre soin des autres et les respecter, le travail commence aussi par vous.
Plus vous apprenez à vous respecter, à reconnaître vos besoins et vos limites, plus vous pouvez entrer en relation avec les autres de manière juste.
C’est d’ailleurs essentiel dans le métier de thérapeute. Dans notre école, chaque thérapeute réalise un travail personnel approfondi afin de mieux se connaître et de pouvoir construire une relation thérapeutique solide avec ses clients.
Il en va de même dans vos relations personnelles.
Prenez soin de la relation que vous avez avec votre entourage, tout en veillant à ne pas vous oublier dans la relation.
Faites vos propres choix, pour renforcer votre estime de soi
Quand votre estime de soi est suffisamment solide, vous arrivez plus facilement à faire des choix qui sont justes pour vous, en tenant compte de vos besoins, de vos limites et de ce que vous ressentez.
Vous n’avez pas besoin de vous oublier systématiquement pour faire plaisir aux autres.
Cela ne veut pas dire devenir égoïste ou ne plus tenir compte de votre entourage. Cela veut simplement dire que vos besoins ont, eux aussi, le droit d’exister.
Vous pouvez alors dire non, reporter quelque chose ou poser une limite sans avoir immédiatement peur de décevoir l’autre.
Laissez-moi vous donner un exemple.
Imaginez qu’un ami vous invite à dîner alors que vous êtes très fatigué(e).
Si vous écoutez réellement votre besoin du moment, vous pouvez choisir de refuser ou de reporter cette invitation pour vous reposer.
Vous pouvez apprécier cet ami, avoir envie de le voir, et malgré tout décider que ce soir, votre priorité est de récupérer.
C’est aussi cela, l’estime de soi : vous autoriser à prendre soin de vous sans considérer que les besoins des autres doivent toujours passer avant les vôtres.
Développez et ajustez votre saine agressivité
Cela peut paraître surprenant au premier abord.
Dans la Gestalt historique, la question de l’agressivité occupe une place importante. Mais ce terme est souvent mal compris.
Il ne s’agit évidemment pas d’être agressif avec les autres.
La saine agressivité, c’est plutôt votre capacité à mobiliser votre énergie lorsque vous avez besoin de vous affirmer, de franchir une peur, de dépasser un obstacle ou de défendre quelque chose d’important pour vous.
Cela peut être oser soutenir le regard de quelqu’un, dire que quelque chose ne vous convient pas, exprimer un désaccord ou faire savoir que certaines paroles vous ont blessé(e).
Lorsque votre estime de soi est suffisamment solide, vous pouvez davantage vous occuper de vos besoins de manière ajustée. Vous ne restez pas forcément silencieux(se) pour éviter le conflit, mais vous n’avez pas non plus besoin d’attaquer l’autre.
Vous mobilisez simplement l’énergie nécessaire pour aller au contact, faire entendre ce que vous avez à dire, poser une limite et savoir dire non lorsque c’est nécessaire.
La colère peut également vous donner une information précieuse. Elle peut vous signaler qu’une limite a été dépassée, qu’une situation vous touche ou qu’un besoin important n’est pas suffisamment entendu.
L’enjeu n’est donc pas de rester dans la colère, mais de comprendre ce qu’elle vient vous dire et ce que vous pouvez en faire.
C’est une énergie qui peut vous aider à vous positionner, à vous protéger ou à retrouver votre capacité d’action.
Ce sujet reste complexe et mérite parfois d’être travaillé dans le cadre d’un accompagnement individuel en Gestalt, notamment si vous avez tendance à retenir systématiquement votre colère ou, au contraire, si elle prend beaucoup de place dans vos relations.
Prenez votre place dans la vie
Oui… mais sans prendre celle de l’autre.
Prendre votre place, ce n’est pas imposer vos idées ni chercher à avoir raison. C’est pouvoir communiquer ce que vous pensez, ce que vous ressentez et ce qui est important pour vous, tout en laissant à l’autre la possibilité d’exister pleinement lui aussi.
L’autre a sa place. Et vous aussi.
Cela passe par votre capacité à exprimer vos idées avec respect, à faire entendre votre point de vue, à reconnaître vos forces et à les mettre en avant sans avoir besoin de diminuer l’autre.
Plus vous prenez votre place de manière juste, plus vous consolidez votre identité, votre sentiment de valeur et, naturellement, votre estime de soi.
Si vous êtes parent, vous pouvez aussi transmettre cela très tôt à votre enfant, avec des phrases simples comme :
« Tu as toute ta place dans notre famille. »
Soyez également attentif à l’isolement. Parfois, il est subi. Mais il peut aussi devenir une manière de se retirer progressivement des autres, de ne plus oser se montrer ou de ne plus prendre sa place dans la relation.
Être avec les autres vous invite justement à vous positionner, à vous exprimer et à exister dans le lien.
C’est aussi ce que nous cherchons à transmettre dans tous nos stages et toutes nos formations : chacun doit pouvoir trouver sa place dans un cadre fondé sur le respect, l’écoute et la considération mutuelle.
Ne confondez pas honte, culpabilité et estime de soi
Avoir une bonne estime de soi, c’est aussi apprendre à faire la différence entre la culpabilité et la honte.
La culpabilité apparaît généralement lorsque vous considérez avoir fait quelque chose qui n’était pas juste, pour vous ou pour l’autre. Elle concerne donc davantage un comportement, une parole ou une action.
Vous pouvez alors vous dire : « Je n’aurais pas dû faire cela » ou « J’ai blessé quelqu’un. »
La honte touche quelque chose de plus profond. Elle apparaît lorsque vous avez le sentiment que c’est vous, dans ce que vous êtes, qui êtes exposé(e), jugé(e) ou dévalorisé(e).
Par exemple, si vous ratez une marche et tombez devant plusieurs personnes, vous pouvez ressentir de la honte sur le moment. Vous vous sentez observé(e), peut-être ridicule ou maladroit(e).
Mais cet événement ne définit pas la personne que vous êtes.
Renforcer votre estime de soi, c’est justement apprendre à ne pas confondre une situation embarrassante, une erreur ou un échec avec votre propre valeur.
Apprenez à ressentir de la fierté pour vous-même
La fierté se construit aussi dans le regard que les autres ont posé sur vous.
Quand, enfant, vous avez senti qu’un parent ou une figure importante était fier de vous, vous avez peu à peu appris à reconnaître votre propre valeur.
Je vous fais une confidence : la fierté ne se construit pas uniquement seul(e).
Elle se développe aussi dans la relation, à travers les encouragements, la reconnaissance et le regard positif que vous recevez.
Par exemple, lorsqu’un père dit à son enfant :
« Regarde, tu arrives à faire du vélo tout seul. Je suis fier de toi. »
L’enfant ne reçoit pas seulement un compliment. Il comprend aussi que ce qu’il fait compte, que ses efforts sont vus et qu’il peut être fier de lui.
Avec le temps, ce regard extérieur peut devenir un regard intérieur.
Vous apprenez alors à reconnaître vos progrès, vos réussites et le chemin que vous avez parcouru sans attendre systématiquement que quelqu’un d’autre vous le dise.
Si cette reconnaissance vous a manqué, elle peut aussi se travailler plus tard.
Dans un accompagnement en Gestalt, certaines expériences du passé peuvent être revisitées dans la relation thérapeutique afin de vous aider à construire un regard plus soutenant sur vous-même et à renforcer votre estime de soi.
Défendez vos idées de manière ajustée
Lorsque votre estime de soi est suffisamment solide, vous arrivez plus facilement à exprimer votre avis, vos préférences ou votre désaccord sans craindre immédiatement d’être rejeté(e) ou moins aimé(e).
Vous ne vous sentez pas obligé(e) d’être toujours d’accord avec les autres pour préserver la relation.
En Gestalt, nous parlons parfois de confluence lorsque les frontières entre votre point de vue et celui de l’autre deviennent moins claires. Vous pouvez alors avoir tendance à vous adapter, à suivre l’avis général ou à taire ce que vous pensez réellement.
Renforcer votre estime de soi, c’est aussi apprendre à sortir de cette confluence.
Votre point de vue a de la valeur. Vous pouvez le défendre, l’expliquer et le partager, tout en laissant à l’autre la possibilité de penser différemment.
L’objectif n’est pas d’avoir raison à tout prix, mais de pouvoir rester vous-même dans la relation, même lorsque vous n’êtes pas d’accord.
Sentez votre propre valeur en dehors du regard de l'autre
Pour ressentir votre propre valeur aujourd’hui, il peut être intéressant de regarder comment elle s’est construite dans votre enfance.
Avez-vous senti, dans la relation avec vos parents ou avec les figures maternelles et paternelles qui ont compté pour vous, que vous aviez de la valeur et que votre place était reconnue ?
Pour un enfant, c’est essentiel.
Il a besoin de sentir qu’il compte, qu’il est accueilli pour ce qu’il est et qu’il a pleinement sa place dans sa famille.
Quand cette reconnaissance a été suffisamment présente, elle peut progressivement s’intérioriser.
En grandissant, vous devenez alors plus capable de sentir votre valeur sans dépendre en permanence du regard, des compliments ou de l’approbation des autres.
Et si cela vous a manqué, cela ne signifie pas que tout est joué. Vous pouvez aussi apprendre, à l’âge adulte, à construire un regard plus juste et plus solide sur vous-même.
Recevez des critiques sans vous effondrer ou sur-attaquer
Peu importe la manière dont elle est formulée, une critique peut rapidement venir toucher votre ego.
L’ego n’aime pas être remis en question. Il peut réagir en se défendant, en attaquant, en se mettant en colère ou, au contraire, en vous poussant à vous dévaloriser.
Lorsque votre estime de soi est fragile, l’ego peut prendre davantage de place. Une simple remarque devient alors beaucoup plus difficile à entendre, parce qu’elle peut être vécue comme une remise en cause de toute votre personne.
Vous risquez alors de vous défendre immédiatement, de contre-attaquer ou de vous dire intérieurement : « Je suis nul(le) », « Je ne fais jamais rien correctement ».
Si la critique vient d’une personne en qui vous avez confiance et dont vous connaissez les bonnes intentions, essayez de ne pas réagir immédiatement.
Prenez le temps de respirer et faites une différence importante entre qui vous êtes et ce que vous avez fait.
Une critique ajustée porte sur un comportement, une parole ou une action. Elle ne définit pas votre valeur en tant que personne.
Vous pouvez alors écouter ce qui vous est dit et reconnaître ce qui vous semble juste, sans être obligé(e) de tout prendre pour vous.
Vous pouvez aussi reconnaître le courage qu’il a parfois fallu à l’autre pour vous parler franchement. En accueillant sa parole sans vous mettre immédiatement sur la défensive, vous lui montrez qu’il est possible d’exprimer un désaccord sans forcément menacer la relation.
Cela ne signifie pas pour autant que vous devez accepter toutes les critiques.
Si elles sont répétitives, blessantes ou formulées par une personne qui ne respecte pas vos limites, vous pouvez aussi vous positionner et refuser certaines remarques.
Plus l’image que vous avez de vous est stable, plus il devient facile de recevoir une critique sans vous sentir profondément déstabilisé(e).
Vous pouvez alors vous demander : « Qu’est-ce que je peux prendre de constructif dans ce qui vient d’être dit ? »
Et si rien ne vous semble juste, vous pouvez aussi choisir de ne pas vous l’approprier.
Renforcer votre estime de soi, c’est donc apprendre à ne pas laisser votre ego prendre toute la place face à la critique, tout en restant capable de vous protéger lorsque cela est nécessaire.
Ayez une image de vous-même qui est ajustée
Dans un précédent article, je vous ai parlé du triangle de l’estime de soi. Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous encourage à le découvrir, car il permet de mieux comprendre comment votre estime se construit.
L’image que vous avez de vous-même est directement liée au « Qui je suis ? » de ce triangle.
Avoir une image de soi ajustée, c’est être capable de parler de vous avec suffisamment de justesse. Vous connaissez vos qualités, vos forces et vos capacités, mais vous êtes aussi capable de reconnaître vos limites et les aspects de vous que vous souhaitez encore faire évoluer.
Votre regard sur vous-même n’est donc ni excessivement positif, ni constamment dévalorisant.
Il reste relativement cohérent avec ce que vous vivez, avec vos comportements et avec ce que les autres peuvent également percevoir de vous.
L’objectif n’est pas de vous voir à travers le regard des autres, mais de construire progressivement votre propre regard sur vous-même, un regard suffisamment stable, réaliste et bienveillant.
Discernez la culpabilité inutile de l'altérité légitime juste
La relation à l’autre est complexe. Nous ne sommes pas parfaits et il nous arrive d’être maladroits, injustes ou de blesser quelqu’un sans l’avoir voulu.
Quand cela arrive, la culpabilité peut apparaître.
Elle peut être utile lorsqu’elle vous indique que vous avez agi à l’encontre de vos propres valeurs ou que votre comportement a eu un impact négatif sur l’autre.
Dans ce cas, elle peut vous aider à prendre en compte l’autre, à reconnaître ce qui s’est passé et à vous demander ce que vous pouvez faire pour réparer.
C’est cela aussi, l’altérité : être capable de reconnaître que l’autre existe avec son ressenti, ses besoins et ses limites, sans rester centré uniquement sur vous-même.
Si vous réalisez que votre comportement n’a pas été juste, vous pouvez aller au contact, reconnaître votre part de responsabilité, présenter vos excuses ou réparer ce qui peut l’être.
Et cela est bénéfique pour la relation, mais aussi pour votre estime de soi. Vous restez en accord avec vos valeurs et avec la personne que vous souhaitez être.
Mais toutes les culpabilités ne sont pas justifiées.
Vous pouvez parfois vous sentir coupable pour des fautes imaginaires, avoir l’impression de ne jamais en faire assez ou vous sentir responsable de choses qui ne vous appartiennent pas réellement.
Lorsque la culpabilité apparaît, posez-vous cette question :
« Est-ce que ce que je ressens est vraiment ajusté à la situation ? »
Si la réponse est non, essayez de lâcher ce qui ne vous appartient pas.
Si la réponse est oui, demandez-vous plutôt :
« Qu’est-ce que je peux faire, ici et maintenant, pour réparer ou ajuster la situation ? »
Une estime de soi suffisamment solide vous aide justement à faire cette différence : ne pas vous accabler inutilement, tout en étant capable de reconnaître votre responsabilité lorsque cela est nécessaire.
Soyez le plus authentique possible et adaptez-vous à votre environnement
L’authenticité est essentielle dans vos relations.
Elle consiste à pouvoir dire des choses vraies, sans vous réfugier dans le mensonge par peur d’être rejeté(e), de déplaire ou de perdre la relation.
Elle vous aide aussi à ne pas enjoliver la réalité pour donner de vous une image qui ne vous correspond pas vraiment.
Être authentique, c’est pouvoir reconnaître ce que vous pensez, ce que vous ressentez et ce qui est important pour vous, puis l’exprimer à l’autre de manière ajustée.
Mais être authentique ne veut pas dire tout dire, tout le temps, à n’importe qui.
Vous pouvez choisir ce que vous partagez, à quel moment et de quelle manière, en tenant compte de la relation, du contexte et de ce que l’autre est capable d’entendre.
L’authenticité demande donc aussi de l’adaptation.
Vous restez fidèle à vous-même, tout en tenant compte de votre environnement et de la personne qui se trouve en face de vous.
C’est aussi cela, une estime de soi suffisamment solide : ne pas avoir besoin de vous cacher pour être accepté(e), tout en sachant ajuster votre manière d’être en relation.
L’estime de soi, un grand parcours d’obstacles ?
Si vous sentez que dans votre comportement il y a une certaine fluidité, alors cela veut sans doute dire que votre estime de soi est bien métabolisée, même si tout n’est pas parfait et que tout n’est pas réglé.
En revanche, si très régulièrement vous vous sentez dépassé par les points que je viens de vous citer, alors votre estime a été fragilisée.
Cela peut s’expliquer par une enfance difficile, par un environnement qui n’est pas ou n’a pas été porteur.
Je vous rassure, tout se travaille et vous pouvez retravailler en profondeur les fondations de votre estime.
En fait, l’estime de soi est un continuum et se complète par paliers : vous allez poser une fondation et vous allez faire tout au long de votre vie des ajustements.
Vous allez le réajuster régulièrement puisque vous avancez, vous apprenez et vous changez en permanence.
L’estime de soi c’est un peu comme des obstacles à franchir.
Certaines personnes vont avoir plus d’obstacles à franchir que d’autres.
Un pas après l’autre et des petits défis quotidiens peuvent vous aider. Sortez de votre zone de confort, allez à la rencontre de l’autre, vérifiez vos croyances, sont-elles ajustées ou limitantes ?
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Alors, pourquoi pas vous ?
Qu’avez vous pensé de mon article ?
Dites-moi tout dans les commentaires ci-dessous, j’adore vous lire.



12 réponses
Bonjour Arnaud,en effet cet article arrive à point nommé en pleine révision niveau 2. Merci pour cet article éclairant en ce premier jour lumineux de neige ou m’a marqué l’image des pas dans la neige pour parler de l’empreinte laissée en nous au cours de notre développement dont l’enjeu d’estime de soi. Beau week end
Bonjour Jessica, nous sommes heureux de savoir que l’article tombe a point pour vos révisions. Merci pour votre commentaire.
Magnifique article. J’adore les quinze clés ! Merci beaucoup pour ces contenus de qualité.
Merci pour votre commentaire Isabelle
Merci pour tous ces articles que j’aime lire et relire
Merci Valérie, nous sommes ravis que vous aimiez lire nos articles
Merci de diffuser gratuitement ces conseils si utiles pour améliorer notre relation à autrui.
Merci Anne pour votre commentaire 🙏
Bonjour,
Merci, je me reconnais complètement dans votre article. Mon estime de moi est au plus bas, cela m’a toujours handicapé dans ma vie personnelle et surtout professionnelle.
Est-ce que je peux vraiment changer cela toute seule et avoir plus confiance en moi avec des petits défis quotidiens?
Merci pour votre commentaire Sandrine.
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Vous pouvez échanger avec lui sur notre stage Nouveau Départ.
C’est un stage de découverte de la Gestalt pour aider à reprendre confiance en soi.
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Bonjour Arnaud.
J ai fais mon week-end nouveau départ hier et avant hier. Du coup lire cet article fait beaucoup sens. Il y aurait tant à commenter ! Je vais juste te remercier du fon du cœur.
Arnaud
🙏🙏🙏