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Commencer une Thérapie avec Gestalt

Vous tournez autour de cette idée depuis quelques semaines, peut-être quelques mois. Quelque chose ne va pas tout à fait. Une fatigue qui s’installe, une relation qui coince, une impression de tourner en rond. Et cette phrase qui revient : « Je devrais peut-être commencer une thérapie. »

Couverture jaune : silhouette de tête avec arbre et oiseaux, titre " Je crée ma vie ici & maintenant !" Gestalt.

Le bon moment pour commencer une thérapie

Il n'existe pas de seuil de souffrance à atteindre avant de consulter. On peut commencer une thérapie parce qu'on traverse une crise — une rupture, un deuil, un burn-out. Mais on peut aussi commencer parce qu'on sent confusément qu'on répète des schémas qui ne nous conviennent plus, parce qu'on veut mieux se comprendre, parce qu'on aspire à vivre différemment sans savoir exactement comment.

Je dirais même que les thérapies qui démarrent avant la crise sont souvent les plus riches. Parce qu'on a l'espace pour explorer, pas seulement pour tenir.

Psychologue, psychothérapeute, psychiatre : qui consulter ?

Thérapeute

Un titre certifié

Un praticien formé à une approche reconnue, comme Gestalt-thérapie, analyse transactionnelle, EMDR. Il porpose des séances de thérapie, exercices de clarification et de communication, méditation, travail psycho- corporel.Vérifiez toujours que votre praticien est inscrit au registre national ou à une fédération professionnelle sérieuse.

Psychologue

L'accompagnement par la parole

Titulaire d'un Master en psychologie, il est formé à l'écoute, à l'accompagnement et à différentes approches thérapeutiques. Il ne prescrit pas de médicaments. Pour des difficultés relationnelles, des questionnements existentiels ou de l'anxiété, c'est souvent vers lui qu'on se tourne en premier.

Psychiatre

Le médecin spécialiste

Médecin spécialisé en psychiatrie, il est le seul habilité à prescrire des médicaments. Pour des troubles sévères nécessitant une médication, c'est vers lui qu'il faut se tourner en premier lieu. Il peut aussi pratiquer des psychothérapies.

Comment choisir le bon thérapeute

Le diplôme, c'est le minimum. Ce qui fait vraiment la différence, c'est l'alliance thérapeutique, la qualité du lien qui se crée entre vous et votre thérapeute. La confiance, le sentiment d'être compris, l'impression que cette personne peut vraiment vous accompagner. Aucune technique ne remplace cela. C'est le facteur numéro un de réussite d'une thérapie.

Au-delà du lien, regardez l'approche thérapeutique. Certaines méthodes travaillent surtout sur les pensées et les comportements. D'autres, comme la Gestalt-thérapie, travaillent sur le contact, le corps, le présent. Il n'y a pas de meilleure approche en absolu, il y a celle qui vous correspond.

Regardez également la spécialisation du praticien. Certains ont une expertise particulière sur les traumatismes, les problématiques de couple ou les transitions de vie. Assurez-vous que votre thérapeute a l'expérience de ce que vous traversez.

Alliance thérapeutique en Gestalt

L'alliance thérapeutique, c'est quoi exactement ?

C'est le lien vivant entre vous et votre thérapeute. La confiance mutuelle, le respect, le sentiment d'être entendu et soutenu dans ce que vous traversez.

Dès les premières séances, posez-vous cette question : est-ce que je me sens à l'aise avec cette personne ? Est-ce que je peux être honnête ici ?

Si après deux ou trois séances le courant ne passe toujours pas, n'hésitez pas à consulter quelqu'un d'autre. Ce n'est pas une trahison.

C'est votre droit, et c'est même recommandé.

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Se préparer pour commencer une thérapie :
La première séance de thérapie

On croit souvent qu'il faut arriver avec un discours préparé, des mots bien choisis, une présentation claire de son problème. Ce n'est pas nécessaire.

Ce qui aide, c'est d'avoir réfléchi à quelques questions simples avant de venir. Prévoyez aussi un moment calme après la séance : la première séance remue souvent des choses auxquelles on ne s'attendait pas. Et surtout, autorisez-vous à ne pas savoir. La thérapie commence précisément là où les réponses manquent.

Pourquoi est-ce que je consulte maintenant ?

Qu'est-ce qui me pèse en ce moment ?

Qu'est-ce que je voudrais changer dans ma vie ?

Ce qui se passe lors de la première séance

La première séance est un temps de rencontre. Le thérapeute va vous inviter à parler de ce qui vous amène, à votre rythme. Il ne cherche pas à établir un diagnostic immédiat. Il cherche à comprendre votre monde, ce qui vous y pèse, ce qui vous y manque.

Dans une approche comme la Gestalt-thérapie, il ne se contente pas d'écouter passivement. Il intervient, pose des questions, s'intéresse à ce qui se passe dans votre corps et dans l'espace entre vous deux. La relation elle-même est déjà un outil de travail.

À l'issue de cette première rencontre, vous déciderez ensemble si vous souhaitez poursuivre. Il n'y a aucune obligation, aucune pression.

Le cadre

Le thérapeute vous présentera le fonctionnement du suivi, les conditions d'annulation et les règles qui structurent l'espace thérapeutique.

La confidentialité

Tout ce qui se dit en séance est strictement confidentiel. C'est un pilier fondamental de la relation thérapeutique, garanti par le code de déontologie.

La liberté de choisir

Si le courant ne passe pas, vous êtes entièrement libre de chercher un autre professionnel. Ce n'est pas un échec.

Ce qui vient après

Après la première séance, prenez le temps de vous interroger. Comment vous êtes-vous senti ? À l'aise, bousculé, soulagé ? Est-ce que cette personne vous inspire confiance ?

Si des doutes persistent, accordez-vous deux ou trois séances supplémentaires avant de décider. Le début d'une thérapie est souvent déstabilisant. C'est normal. Ce n'est pas un mauvais signe.

Les séances suivantes approfondissent ce qui a été amorcé. En Gestalt, le thérapeute peut vous proposer des expérimentations : pas des exercices scolaires, mais des façons d'explorer en direct ce que vous vivez, dans votre corps et dans la relation. C'est une thérapie vivante, qui ne se contente pas de raconter.

Commencer une thérapie quand on veut devenir praticien

Pour les futurs thérapeutes

Il y a une dimension que l'on évoque rarement dans les guides sur la thérapie, et que je veux nommer clairement : si vous envisagez de devenir thérapeute, commencer votre propre thérapie n'est pas une option. C'est une exigence.

Pas une obligation administrative : une nécessité profonde. Un thérapeute qui n'a pas travaillé sur lui-même accompagne ses clients avec ses propres zones d'ombre, ses propres mécanismes non vus, ses propres besoins non résolus. Il ne peut pas être vraiment présent à ce que vit l'autre. Il est trop occupé à gérer ce que l'autre réactive en lui.

La thérapie personnelle, c'est ce qui vous permet de ne pas contaminer vos clients avec ce qui vous appartient. C'est ce qui rend votre présence thérapeutique authentique, stable, disponible.

Dans nos formations en Gestalt-thérapie, le travail personnel est intégré au cursus. Ce n'est pas un à-côté. C'est au cœur.

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Pourquoi commencer une thérapie en Gestalt

L'ancrage dans le présent

On ne passe pas les séances à raconter l'enfance. On explore comment vos schémas se manifestent maintenant, dans votre corps, dans vos relations, dans la façon dont vous vous positionnez face à la vie.

Une thérapie du contact

La relation entre vous et votre thérapeute n'est pas un simple cadre neutre. Elle est active, engagée, réelle. Et c'est souvent dans cet espace relationnel que les prises de conscience les plus profondes se font.

Une approche vivante et créative

Le thérapeute intervient, vous questionne, vous propose des expériences. Elle convient particulièrement à ceux qui cherchent une thérapie dynamique, qui veulent comprendre ce qui se répète dans leurs relations et aspirer à plus d'authenticité.

Prêt à franchir le pas ?

Notre équipe peut vous orienter vers un praticien certifié ou vous donner toutes les informations sur nos formations.

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Questions fréquentes

Il n'y a pas de bon ou de mauvais moment. Si vous vous posez la question, c'est déjà un signe que quelque chose mérite attention. On n'a pas besoin d'être en crise pour consulter. Une fatigue persistante, des relations qui coincent, un sentiment de tourner en rond sont des raisons tout aussi valides qu'une situation d'urgence.
Posez-vous cette question après les premières séances : est-ce que je me sens entendu, respecté, suffisamment en sécurité pour être honnête ? L'alliance thérapeutique est le facteur numéro un de la réussite d'une thérapie. Si après deux ou trois séances le courant ne passe vraiment pas, vous êtes libre de consulter quelqu'un d'autre. Ce n'est pas une trahison, c'est du bon sens.
Oui, absolument. Si l'approche ne vous convient plus, si le lien ne se crée pas, si vous sentez que vous avez besoin d'autre chose, vous pouvez partir. Un bon thérapeute comprendra. Et si vous ne savez pas comment formuler les choses, vous pouvez simplement ne pas reprendre rendez-vous.
Dans les formations sérieuses en psychothérapie, oui. Pas parce que c'est une règle administrative, mais parce qu'un thérapeute qui n'a pas travaillé sur lui-même ne peut pas accompagner ses clients avec la présence et la neutralité que ce travail demande. Dans notre formation en Gestalt-thérapie, le travail personnel est au cœur du cursus, pas en option.